Vos pieds sont merveilleux, qui ne vont qu’à l’amant,
ne reviennent qu’avec l’amant, n’ont de répit
Qu’au lit pendant l’amour, puis flattent gentiment
Ceux de l’amant qui las et soufflant se tapit,
Pressés, fleurés, baisés, léchés, depuis les plantes
Jusqu’aux orteils sucés les uns après les autres,
Jusqu’aux chevilles, jusqu’aux lacs des veines lentes,
Pieds plus beaux que des pieds de héros et d’apôtres.
Paul Verlaine (1844-1896)
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