Quand je patine un couple de tétons,
Durs, arrondis, rebelles, élastiques,
Lorsque nanti de mille appas physiques
Mon vit, en rut, décharge à gros bouillons,
Des dieux, des rois, je méprise la gloire.
Un joli con vaut mieux qu’un diadème !
Un con touffu, mutin, ingénieux
A deviner cent tours voluptueux.
Qui, secondant mes amoureux efforts,
Aux coups de cul répond avec adresse,
Serre mon vit, forge les voluptés,
Et me prodigue une adorable ivresse,
Voilà mes lois et mes divinités.

Gabriel Sénac de Meilhan (1736-1803)