Quand je patine un couple de tétons,
Durs, arrondis, rebelles, élastiques,
Lorsque nanti de mille appas physiques
Mon vit, en rut, décharge à gros bouillons,
Des dieux, des rois, je méprise la gloire.
Un joli con vaut mieux qu'un diadème !
Un con touffu, mutin, ingénieux
A deviner cent tours voluptueux.
Qui, secondant mes amoureux efforts,
Aux coups de cul répond avec adresse,
Serre mon vit, forge les voluptés,
Et me prodigue une adorable ivresse,
Voilà mes lois et mes divinités.
Gabriel Sénac de Meilhan (1736-1803)
Une femme entre, à gorge forte,
A reins puissants,
Qui retroussant chemise et cotte
met sous mon nez sa grosse motte
Aux crins frisants.
Puis souriante se retourne,
et ne sachant pas par où j'enfourne
m'offre son cul.
Mais je l'empoigne par les hanches,
Et, j'écarte ses cuisses blanches
De mon genou ;
Déjà ma pine triomphante
De l'abricot perçant la fente
Y fait son trou.
Théophile Gautier (1811-1872)
Nombril, je t'aime, astre du ventre,
Œil blanc dans le marbre sculpté,
Et que l'Amour a mis au centre
Du sanctuaire où seul il entre,
Comme un cachet de volupté.
Théophile Gautier (1811-1872)
En levrette est encore un moyen fort joli
Quand on a sous son ventre un cul ferme et poli.
Mais je dois l'avouer, par dessus toute chose,
Je préfère en amour une certaine pose :
Le mâle sur le dos sous la femme est placé,
Il admire du cul les bonds impétueux,
Qui s'élève, semblable aux flots tumultueux.
Les membres sont mêlés, les souffles confondus,
Les deux corps en un seul semblent s'être fondus.
Le foutre à flots brûlants de la pine s'élance !
C'est une volupté, c'est une jouissance
Qu'on éprouve et ressent, sans pouvoir l'exprimer …
On ne voit, n'entend rien … on vient de se pâmer !
Louis Protat (1819-1881)
Je la transperce d'outre en outre.
Le spasme arrive : un jet de foutre,
Un jet brûlant,
Parcourt mon dard comme une lave
Jaillit, retombe, et de sa bave
poisse mon gland.
Théophile Gautier (1811-1872)
Je veux, sur ta chair opulente,
masse de blancheur,
M'étaler, ainsi qu'un nageur
Sur la mer tremblante.
Car ton ventre, tes seins élus
Par mon désir vague,
M'apparaissent comme la vague
A l'heure du flux.
Je m'étendrai, pour que tu puisses
M'engloutir au fond
De l'abîme humide et profond
De tes fortes cuisses.
Albert Glatigny (1839-1873)
Les deux corps enlacés semblaient n'avoir qu'une âme,
Il se serraient, ils se tordaient, ils bondissaient.
Les veines se gonflaient, les langues acérées
Cherchaient une morsure entre les dents serrées,
Des nerfs tendus et fous, des muscles contractés,
Des élans furieux, des bonds de voluptés …
Plus fort ! Plus vite ! Enfin, c'est la suprême étreinte,
Le frisson convulsif …
Edmond Haraucourt (1882-1941)
Viens ça ! criai-je en rut, ce suçoir que tu vantes
Je le veux pour mon dard et mon foutre pressant
Arrosera de feu ta bouche, fleur de sang …
Que ta main folâtrant à l'entour des couillons
Y fasses s'élancer le sperme à gros bouillons.
Embouche à fond mon gland pour que rien ne se perde,
Tourne sept fois ta langue, et selon le codex,
Plonge dans mon anus un pétulant index …
Va bien, rentre la dent, je jouis ; halte ! ah ! merde !
Théodore Hannon (1851-1915)
Agnès, lorsque vous subîtes
A l'abri d'un paravent
Le coup double de nos bites
par derrière et par devant,
Pensez-vous que votre père
Soupçonnait que vous gantiez
Non pas mon vit, mais la paire,
Et vraiment si volontiers !
Pierre Louÿs (1870-1925)
Je veux vous adorer ainsi qu'une déesse,
Et quand le ciel mettra son manteau brun du soir,
J'élèverai vers vous ô blonde enchanteresse
Ma pine comme un encensoir !
Et je ferai sortir en blanchissante écume,
Le foutre parfumé de ce rude flacon,
Et je transvaserai cette liqueur qui fume,
Dans le vase de votre con.
J'y veux fourrer mon nez, j'y veux plonger ma langue,
Et noyé dans cette ombre, alors j'irai cherchant
Tous les mots inconnus de la molle harangue
Que l'on fait en gamahuchant !
Albert Glatigny (1839-1873)
Croise tes cuisses sur ma tête
De façon à ce que ma langue,
Taisant toute sotte harangue,
Ne puisse plus que faire fête
A ton con ainsi qu'à ton cu
Dont je suis l'à-jamais vaincu
Comme de tout ton corps, du reste.
Paul Verlaine (1844-1896)
Je mets mon vit contre ta joue
le bout frôle ton oreille
lèche mes bourses lentement
ta langue est douce comme l'eau
je bois dans ta déchirure
j'étale tes jambes nues
je les ouvre comme un livre
où je lis ce qui me tue.
Georges Bataille (1897-1962)
Mais les cuisses s'ouvrent. Victoire !
Voici le con dans sa beauté,
Sous sa frise blonde ou noire
Adorablement abrité,
Humide comme une prunelle,
frissonnant déjà comme une aile.
La main de l'amant t'entre-bâille
Vivante rose de Cypris,
Et tout de suite elle travaille,
D'un doigt léger, le clitoris.
Clovis Hugues (1851-1907)
J'aime fourrer mon nez au creux de ton aisselle,
Et parmi les poils blonds, de ma barbe cousins,
Savourer longuement les trésors qu'il recèle,
La pommette appuyée au velours de tes seins.
Ô calice de chair plein de vins exotiques
Qu'on boit avec le nez et déguste pendant
Que s'emplissent d'amour les canaux spermatiques !
Théodore Hannon (1851-1915)
Chute des reins, chute du rêve enfantin d'être sage,
fesses, trône adoré de l'impudeur,
Fesses dont la blancheur divinise encor la rondeur,
Triomphe de la chair mieux que celui par le visage !
Seins, double mont d'azur et de lait aux deux cimes brunes
Commandant quel vallon, quel bois sacré !
Seins, dont les bouts charmants sont un fruit vivant, savouré
Par la langue et la bouche ivres de ces bonnes fortunes !
Fesses, et leur ravin mignard d'ombre rose un peu sombre
Où rode le désir devenu fou,
Chers oreillers, coussin au pli profond pour la face ou
Le sexe, et frais repos des mains après ces tours sans nombre !
Paul Verlaine (1844-1896)
En mai, le mois où l'on bande,
Les désirs sortent par bande
Et vont battre les buissons ;
La grotte s'ouvre et se ferme
Comme un con buveur de sperme ;
Les crapauds sur le chemin
Tirent quelques coups moroses ;
On voir courir dans les roses
Les Amours, la pine à la main !
Albert Glatigny (1839-1873)
Vos pieds sont merveilleux, qui ne vont qu'à l'amant,
ne reviennent qu'avec l'amant, n'ont de répit
Qu'au lit pendant l'amour, puis flattent gentiment
Ceux de l'amant qui las et soufflant se tapit,
Pressés, fleurés, baisés, léchés, depuis les plantes
Jusqu'aux orteils sucés les uns après les autres,
Jusqu'aux chevilles, jusqu'aux lacs des veines lentes,
Pieds plus beaux que des pieds de héros et d'apôtres.
Paul Verlaine (1844-1896)
Vous savez ce que c'est, les filles,
Quand elles ont la pine en main,
C'est vite fait d'ouvrir les quilles,
Et d'entrer ça dans le chemin.
Alors tant qu'il bande on s'enfile
Surtout qu'elles ont tant d'astuce !
Quand il ne raidit plus beaucoup
on entend : « Viens que je te suce !
Jouis dans ma bouche un bon coup ! »
Pierre Louÿs (1870-1925)
Un regard hagard s'égare dans les dérisoires couloirs illusoires d'un boudoir blafard de lupanar.
Où les duègnes léthargiques de ces Eves magnétiques, feignent la moue,
d'un règne hypnotique dans un rêve de narcotique à l'enseigne one two-two.
Et qui soumise aux plis exquis de ces sultanes aux atours alanguis,
lovent ces dames de mes amours aux envies inassouvies.
Juste quelques pincées de mots pour cette faible fable douce et amère,
libido plissée sur le dos de sable arabe d'une affable douairière.
Pellicules lactées, lacérées sur des abacules humectés,
particules de lucidité, érigées en adminicules de lubricité.
Lorsqu'un vin Vénitien coula comme le venin vénérien dans la veine sereine qui
saigne ma Salomé, ravissante et languissante dans ces mélopées enveloppées
d'éternité par la chaleur salée de sa chair mater et nacrée d'hétaïre nattée.
Pour danser à l'intérieur des senteurs sucrées d'une almée basanée à la splendeur
satinée, et me délecter de cette fée hâlée aux doigts bistrés, empourprée d'odeurs
feutrées, esquissées à travers la fraîcheur de minuit, par cette ferveur qui m'envahit.
Au bout d'une lagune, que l'âcreté d'un baiser de narghilé parfume,
s'absout ma brune, que l'âpreté du pêché de sa naïveté consume.
Sur d'impassibles desseins de vices, qui mûrissent entre les cuisses,
de ces souveraines qui s'évanouissent sur les parois du délice.
Torrides sylphides impavides au service d'appendices,
qui coulissent dans la matrice de ces orifices aux bons offices.
Fanal familial qui acquiesce de son faciès lascif de cristal, madrigal et magistral,
oral animal sudoral d'une princesse orientale au chevet ovale d'un minaret minéral.
Promesse végétale d'une paresse dominicale aux caresses buccales,
pour que pèse sublime une sève nectarine sur sa lèvre purpurine.
Dans l'alcôve éclose de ma Rosalie évanouie les paupières mi-closes,
libation sur la symbiose d'une dose d'osmose de ma rose épanouie à la peau claire d'éros.